La chirurgie réfractive permet de corriger la myopie, l'hypermétropie, l'astigmatisme et la presbytie afin de réduire, voire supprimer, la dépendance aux lunettes et lentilles. En 2026, trois techniques laser dominent la pratique courante : le SMILE Pro, le LASIK femtoseconde et la PKR (photokératectomie réfractive). Chacune présente des avantages spécifiques selon le profil du patient.
SMILE Pro : la dernière génération de chirurgie mini-invasive
Le SMILE (Small Incision Lenticule Extraction) de troisième génération, appelé SMILE Pro, utilise un laser femtoseconde pour découper un lenticule de tissu cornéen à travers une micro-incision de 2 mm. L'extraction du lenticule modifie la courbure de la cornée et corrige le défaut visuel. L'intervention dure environ 10 secondes par œil.
Principaux avantages : absence de volet cornéen (pas de risque de déplacement du flap), préservation des nerfs cornéens réduisant la sécheresse oculaire postopératoire, et récupération visuelle rapide (24–48 h). Le SMILE Pro est particulièrement indiqué pour la myopie (jusqu'à −10 D) avec ou sans astigmatisme.
LASIK femtoseconde : la technique de référence
Le LASIK reste la technique la plus pratiquée dans le monde. Un laser femtoseconde découpe un fin volet cornéen (flap), puis un laser excimer remodele le stroma cornéen sous-jacent. Le volet est ensuite replacé sans suture.
Le LASIK corrige un spectre large de défauts : myopie jusqu'à −10 D, hypermétropie jusqu'à +6 D et astigmatisme jusqu'à 6 D. La récupération visuelle est très rapide (quelques heures). Il permet également de traiter la presbytie par monovision.
PKR : l'option pour les cornées fines
La PKR (ou trans-PKR, réalisée entièrement au laser) traite directement la surface de la cornée après retrait de l'épithélium, sans découpe de volet. Cette technique est privilégiée lorsque la cornée est trop fine pour un LASIK ou un SMILE, ou chez les patients exposés à des risques de traumatismes oculaires (sportifs de contact, professions à risque).
Le principal inconvénient est une récupération plus lente (3–5 jours d'inconfort, vision optimale en 2–4 semaines) et un risque plus élevé de haze cornéen, prévenu par l'application de mitomycine C en peropératoire.
Tableau comparatif
| Critère | SMILE Pro | LASIK | PKR |
|---|---|---|---|
| Durée intervention | ~10 s / œil | ~15 min (2 yeux) | ~10 min (2 yeux) |
| Volet cornéen (flap) | Non | Oui | Non |
| Récupération visuelle | 24–48 h | Quelques heures | 2–4 semaines |
| Sécheresse postop. | Faible | Modérée | Faible |
| Myopie | Jusqu'à −10 D | Jusqu'à −10 D | Jusqu'à −6 D |
| Hypermétropie | Non | Jusqu'à +6 D | Jusqu'à +4 D |
| Cornées fines | Possible | Contre-indiqué | Recommandé |
Êtes-vous un bon candidat ?
Pour être éligible à la chirurgie réfractive, il faut généralement :
- Avoir plus de 20–21 ans avec une réfraction stable depuis au moins un an
- Ne pas présenter de pathologie cornéenne évolutive (kératocône, dystrophie)
- Disposer d'une épaisseur cornéenne suffisante (mesurée par pachymétrie et topographie)
- Ne pas être enceinte ou allaitante (variations hormonales de la réfraction)
Un bilan préopératoire complet comprenant topographie cornéenne, aberrométrie, OCT du segment antérieur et mesure de la pupille en conditions scotopiques est indispensable pour déterminer la technique la mieux adaptée.
Pour en savoir plus sur les techniques de correction laser, consultez notre page dédiée à la chirurgie réfractive.
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